28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 22:03

A propos d’engagement

C’est l’histoire de quatre personnes qui s’appelaient Tout le monde, Quelqu’un, Chacun, Personne.


Il y avait un important travail à faire et Tout le monde fut sollicité pour le faire.
Tout le monde était certain que Quelqu’un le ferait.
Chacun aurait pu le faire, mais Personne ne le fit.
Quelqu’un se mit en colère parce que  c’était le travail de Tout le monde.
Tout le monde pensait que Chacun pouvait le faire, mais
Personne ne se rendit compte que Tout le monde ne le ferait pas.
Finalement, Tout le monde reprochait à Quelqu’un que Personne n’avait fait ce que Chacun aurait pu faire.

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Vous  avez  dit  « projet » ?

Par un bel après-midi de l'an de grâce 1200, ou 1201, on ne sait plus au juste, l'évêque de Reims se promenait sur le chantier de sa cathédrale.
S'adressant à un des très nombreux ouvriers, il lui demande :
« Que fais-tu à mon ami ? »
« Vous le voyez, répond celui-ci, on m'a dit de poser des pierres sur des pierres, alors, je le fais. »
Un second ouvrier survient, l'évêque lui pose la même question :
« Et toi que fais-tu ici ? »
Et l'homme de déclarer avec un sourire de satisfaction :
« Regardez, je construis un mur. »
Un troisième ouvrier, occupé à la même tâche, passe lui aussi à proximité du prélat qui l'interroge de façon semblable.
Se redressant fièrement, l'homme lui répond :
« Moi, je bâtis... », et son regard et ses bras embrassent tout le chantier, « Nous, nous bâtissons une cathédrale ! »

Et toi, quel est ton projet au juste ?

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 12:02

Mgr Jorge Mario Bergoglio, s.j.Chers frères et sœurs, Bonne fête de Pâques!

Aujourd’hui, dans le monde entier, l’Église renouvelle l’annonce pleine d’étonnement des premiers disciples : « Jésus est ressuscité! » – « Il est vraiment ressuscité, comme il l’avait dit ! »

L’antique fête de Pâques, mémorial de la libération du peuple hébreu de l’esclavage, atteint ici son accomplissement: par sa résurrection, Jésus Christ nous libère de l’esclavage du péché et de la mort et nous a ouvert le passage vers la vie éternelle.

Nous tous, quand nous nous laissons dominer par le péché, nous perdons la bonne route et nous allons errant comme des brebis égarées. Mais Dieu lui-même, notre Pasteur, est venu nous chercher, et pour nous sauver, il s’est abaissé jusqu’à l’humiliation de la croix. Et aujourd’hui, nous pouvons proclamer: « Il est ressuscité le bon Pasteur qui pour son troupeau est allé à la rencontre de la mort, alléluia ! » (Missel Romain, IV° dimanche de Pâques, Antienne de la communion).

A travers les temps, le Pasteur ressuscité ne se lasse pas de nous chercher, nous ses frères égarés dans les déserts du monde. Et par les signes de la Passion – les blessures de son amour miséricordieux – il nous attire sur son chemin, le chemin de la vie. Aujourd’hui aussi, Il prend sur ses épaules beaucoup de nos frères et de nos sœurs opprimés par le mal sous ses différentes formes.

Le Pasteur Ressuscité va chercher celui qui est égaré dans les labyrinthes de la solitude et de la marginalisation; il va à sa rencontre à travers des frères et des sœurs qui savent s’approcher avec respect et tendresse et faire entendre à ces personnes sa voix, une voix jamais oubliée, qui les rappelle à l’amitié avec Dieu.

Il prend en charge tous ceux qui sont victimes des anciens et des nouveaux esclavages : travaux inhumains, trafics illicites, exploitation et discrimination, graves dépendances. Il prend en charge les enfants et les adolescents qui sont privés de leur insouciance pour être exploités ; et qui ont le cœur blessé par les violences subies à l’intérieur des murs de leur propre maison.

Le Pasteur Ressuscité se fait compagnon de route de tous ceux qui sont contraints de laisser leur terre à cause de conflits armés, d’attaques terroristes, de famines, de régimes oppressifs. A ces migrants forcés, il fait rencontrer des frères sous tous les cieux, pour partager le pain et l’espérance sur le chemin commun.

Dans les histoires complexes et parfois dramatiques des peuples, que le Seigneur Ressuscité guide le pas de qui cherche la justice et la paix; et qu’il donne aux responsables des Nations le courage d’éviter l’expansion des conflits et d’arrêter le trafic des armes.

En ces temps, de façon particulière, qu’il soutienne les efforts de tous ceux qui s’emploient activement à apporter soulagement et réconfort à la population civile en Syrie, victime d’une guerre qui ne cesse pas de semer horreur et mort. Qu’il donne la paix à tout le Moyen Orient, à commencer par la Terre sainte, comme aussi en Irak et au Yémen.

Que la proximité du Bon Pasteur ne manque pas aux populations du Sud Soudan, du  Soudan, de la Somalie et de la République Démocratique du Congo, qui souffrent de conflits qui se perpétuent, aggravés par la très sérieuse famine qui frappe certaines régions de l’Afrique.

Que Jésus ressuscité soutienne les efforts de tous ceux qui, spécialement en Amérique latine, s’engagent à garantir le bien commun des sociétés, parfois marquées de tensions politiques et sociales qui dans certains cas aboutissent à la violence.

Qu’on puisse construire des ponts de dialogue, en persévérant dans la lutte contre la plaie de la corruption et dans la recherche de solutions valables et pacifiques aux controverses, pour le progrès et la consolidation des institutions démocratiques, dans le plein respect de l’Etat de droit.

Que le Bon pasteur aide l’Ukraine, encore affligée par un conflit sanglant, à retrouver la concorde et accompagne les initiatives en vue d’adoucir les drames de tous ceux qui en souffrent  des conséquences.

Que le Seigneur ressuscité, qui ne cesse pas de combler le continent européen de sa bénédiction, donne espérance à tous ceux qui traversent des moments de crise et de difficultés, spécialement en raison du grave manque de travail surtout pour les jeunes.

Chers frères et sœurs, cette année comme chrétiens de toute confession, nous célébrons ensemble la Pâque. Ainsi, d’une seule voix dans chaque partie de la terre résonne l’annonce la plus belle: «Le Seigneur est vraiment ressuscité, comme il l’avait dit ! ». Il a vaincu les ténèbres du  péché et de la mort, qu’il donne la paix à notre temps.

Bonne fête de Pâques!

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Publié par paroisses - dans Carême-Pâques
21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 17:39

« La Parole est un don. L’autre est un don. »

 
 
 
Chers Frères et Sœurs,
 
Le Carême est un nouveau commencement, un chemin qui conduit à une destination sûre : la Pâques de la Résurrection, la victoire du Christ sur la mort. Et ce temps nous adresse toujours un appel pressant à la conversion : le chrétien est appelé à revenir à Dieu « de tout son cœur » (Jl 2,12) pour ne pas se contenter d’une vie médiocre, mais grandir dans l’amitié avec le Seigneur. Jésus est l’ami fidèle qui ne nous abandonne jamais, car même lorsque nous péchons, il attend patiemment notre retour à Lui et, par cette attente, il manifeste sa volonté de pardon (cf. Homélie du 8 janvier 2016).
 
Le Carême est le moment favorable pour intensifier la vie de l’esprit grâce aux moyens sacrés que l’Eglise nous offre : le jeûne, la prière et l’aumône. A la base de tout il y a la Parole de Dieu, que nous sommes invités à écouter et à méditer avec davantage d’assiduité en cette période. Je voudrais ici m’arrêter en particulier sur la parabole de l’homme riche et du pauvre Lazare (cf. Lc 16,19-31). Laissons-nous inspirer par ce récit si important qui, en nous exhortant à une conversion sincère, nous offre la clé pour comprendre comment agir afin d’atteindre le vrai bonheur et la vie éternelle.

 
1. L’autre est un don
 
La parabole commence avec la présentation des deux personnages principaux ; cependant le pauvre y est décrit de façon plus détaillée : il se trouve dans une situation désespérée et n’a pas la force de se relever, il gît devant la porte du riche et mange les miettes qui tombent de sa table, son corps est couvert de plaies que les chiens viennent lécher (cf. vv. 20-21). C’est donc un tableau sombre, et l’homme est avili et humilié.
 
La scène apparaît encore plus dramatique si l’on considère que le pauvre s’appelle Lazare : un nom chargé de promesses, qui signifie littéralement « Dieu vient en aide ». Ainsi ce personnage ne reste pas anonyme mais il possède des traits bien précis ; il se présente comme un individu avec son histoire personnelle. Bien qu’il soit comme invisible aux yeux du riche, il nous apparaît connu et presque familier, il devient un visage ; et, comme tel, un don, une richesse inestimable, un être voulu, aimé, dont Dieu se souvient, même si sa condition concrète est celle d’un déchet humain (cf. Homélie du 8 janvier 2016).
 
Lazare nous apprend que l’autre est un don. La relation juste envers les personnes consiste à reconnaître avec gratitude leur valeur. Ainsi le pauvre devant la porte du riche ne représente pas un obstacle gênant mais un appel à nous convertir et à changer de vie. La première invitation que nous adresse cette parabole est celle d’ouvrir la porte de notre cœur à l’autre car toute personne est un don, autant notre voisin que le pauvre que nous ne connaissons pas. Le Carême est un temps propice pour ouvrir la porte à ceux qui sont dans le besoin et reconnaître en eux le visage du Christ. Chacun de nous en croise sur son propre chemin. Toute vie qui vient à notre rencontre est un don et mérite accueil, respect, amour. La Parole de Dieu nous aide à ouvrir les yeux pour accueillir la vie et l’aimer, surtout lorsqu’elle est faible. Mais pour pouvoir le faire il est nécessaire de prendre au sérieux également ce que nous révèle l’Évangile au sujet de l’homme riche.

 
2. Le péché nous rend aveugles
 
La parabole met cruellement en évidence les contradictions où se trouve le riche (cf. v. 19). Ce personnage, contrairement au pauvre Lazare, ne possède pas de nom, il est seulement qualifié de “riche”. Son opulence se manifeste dans son habillement qui est exagérément luxueux. La pourpre en effet était très précieuse, plus que l’argent ou l’or, c’est pourquoi elle était réservée aux divinités (cf. Jr 10,9) et aux rois (cf. Jg 8,26). La toile de lin fin contribuait à donner à l’allure un caractère quasi sacré. Bref la richesse de cet homme est excessive d’autant plus qu’elle est exhibée tous les jours, de façon habituelle : « Il faisait chaque jour brillante chère » (v.19). On aperçoit en lui, de manière dramatique, la corruption du péché qui se manifeste en trois moments successifs : l’amour de l’argent, la vanité et l’orgueil (cf. Homélie du 20 septembre 2013).
 
Selon l’apôtre Paul, « la racine de tous les maux c’est l’amour de l’argent » (1 Tm 6,10). Il est la cause principale de la corruption et la source de jalousies, litiges et soupçons. L’argent peut réussir à nous dominer et devenir ainsi une idole tyrannique (cf. Exhort. ap. Evangelii Gaudium, n. 55). Au lieu d’être un instrument à notre service pour réaliser le bien et exercer la solidarité envers les autres, l’argent peut nous rendre esclaves, ainsi que le monde entier, d’une logique égoïste qui ne laisse aucune place à l’amour et fait obstacle à la paix.
 
La parabole nous montre ensuite que la cupidité rend le riche vaniteux. Sa personnalité se réalise dans les apparences, dans le fait de montrer aux autres ce que lui peut se permettre. Mais l’apparence masque le vide intérieur. Sa vie reste prisonnière de l’extériorité, de la dimension la plus superficielle et éphémère de l’existence (cf. ibid., n. 62).
 
Le niveau le plus bas de cette déchéance morale est l’orgueil. L’homme riche s’habille comme un roi, il singe l’allure d’un dieu, oubliant d’être simplement un mortel. Pour l’homme corrompu par l’amour des richesses, il n’existe que le propre moi et c’est la raison pour laquelle les personnes qui l’entourent ne sont pas l’objet de son regard. Le fruit de l’attachement à l’argent est donc une sorte de cécité : le riche ne voit pas le pauvre qui est affamé, couvert de plaies et prostré dans son humiliation.
 
En regardant ce personnage, on comprend pourquoi l’Évangile est aussi ferme dans sa condamnation de l’amour de l’argent : « Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent » (Mt 6,24).

 
3. La Parole est un don
 
L’évangile du riche et du pauvre Lazare nous aide à bien nous préparer à Pâques qui s’approche. La liturgie du Mercredi des Cendres nous invite à vivre une expérience semblable à celle que fait le riche d’une façon extrêmement dramatique. Le prêtre, en imposant les cendres sur la tête, répète ces paroles : « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière ». Le riche et le pauvre, en effet, meurent tous les deux et la partie la plus longue du récit de la parabole se passe dans l’au-delà. Les deux personnages découvrent subitement que « nous n’avons rien apporté dans ce monde, et nous n’en pourrons rien emporter » (1 Tm 6,7).
 
Notre regard aussi se tourne vers l’au-delà, où le riche dialogue avec Abraham qu’il appelle « Père » (Lc 16, 24 ; 27) montrant qu’il fait partie du peuple de Dieu. Ce détail rend sa vie encore plus contradictoire car, jusqu’à présent, rien n’avait été dit sur sa relation à Dieu. En effet dans sa vie, il n’y avait pas de place pour Dieu, puisqu’il était lui-même son propre dieu.
 
Ce n’est que dans les tourments de l’au-delà que le riche reconnaît Lazare et il voudrait bien que le pauvre allège ses souffrances avec un peu d’eau. Les gestes demandés à Lazare sont semblables à ceux que le riche aurait pu accomplir et qu’il n’a jamais réalisés. Abraham néanmoins lui explique que « tu as reçu tes biens pendant ta vie et Lazare pareillement ses maux ; maintenant ici il est consolé et toi tu es tourmenté » (v.25). L’au-delà rétablit une certaine équité et les maux de la vie sont compensés par le bien.
 
La parabole acquiert une dimension plus large et délivre ainsi un message pour tous les chrétiens. En effet le riche, qui a des frères encore en vie, demande à Abraham d’envoyer Lazare les avertir ; mais Abraham répond : « ils ont Moïse et les Prophètes ; qu’ils les écoutent » (v. 29). Et devant l’objection formulée par le riche, il ajoute : « Du moment qu’ils n’écoutent pas Moïse et les Prophètes, même si quelqu’un ressuscite d’entre les morts, ils ne seront pas convaincus » (v.31).
 
Ainsi se manifeste le vrai problème du riche : la racine de ses maux réside dans le fait de ne pas écouter la Parole de Dieu ; ceci l’a amené à ne plus aimer Dieu et donc à mépriser le prochain.
 
La Parole de Dieu est une force vivante, capable de susciter la conversion dans le cœur des hommes et d’orienter à nouveau la personne vers Dieu. Fermer son cœur au don de Dieu qui nous parle a pour conséquence la fermeture de notre cœur au don du frère.
 
Chers frères et sœurs, le Carême est un temps favorable pour nous renouveler dans la rencontre avec le Christ vivant dans sa Parole, dans ses Sacrements et dans le prochain. Le Seigneur qui – au cours des quarante jours passés dans le désert a vaincu les pièges du Tentateur – nous montre le chemin à suivre. Que l’Esprit Saint nous aide à accomplir un vrai chemin de conversion pour redécouvrir le don de la Parole de Dieu, être purifiés du péché qui nous aveugle et servir le Christ présent dans nos frères dans le besoin. J’encourage tous les fidèles à manifester ce renouvellement spirituel en participant également aux campagnes de Carême promues par de nombreux organismes ecclésiaux visant à faire grandir la culture de la rencontre au sein de l’unique famille humaine. Prions les uns pour les autres afin que participant à la victoire du Christ nous sachions ouvrir nos portes aux faibles et aux pauvres. Ainsi nous pourrons vivre et témoigner en plénitude de la joie pascale.

Du Vatican, le 18 octobre 2016,

Fête de Saint Luc, évangéliste

François

 

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 10:59

Tout savoir sur Noël
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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 16:14

Tu es le Seigneur des vacances ; Béatitudes pour le temps de vacances ; Une prière de vacances ; Dieu et les estivants ; Prière pour le voyageur ; Pour un temps de vacances ; Prière pénitentielle des conducteurs ; Le repos ; De terre et d'étoiles, l'esprit du chemin ; Le repos ; Prière ; La prière du touriste ; Prière pour le temps des vacances ; Prière de l'automobiliste ; Le mortier de l'amour ; Ami de passage

Bonnes Vacances - Bons Voyages

Textes à méditer....

1. TU ES LE SEIGNEUR DES VACANCES

Tu es le Seigneur des vacances, pas seulement des vacances scolaires ou des congés payés !
Non ! Le Seigneur de la vacance, du vide.

Nous, nous aimons les vacances pour faire le plein d'énergie, de santé et de bonne humeur.
Nous disons que la vie quotidienne nous épuise, nous vide.

En fait, notre cœur n'est pas souvent vacant pour être à ton écoute.

Le travail, les soucis, les détresses y sont des locataires encombrants que nous ne pouvons ou nous ne voulons pas chasser.

Pour emménager dans notre cœur, tu voudrais bien, Seigneur, qu'il y ait un peu de place, un peu de vide.

Si nous te faisons un peu de place, c'est dans un recoin d'une vie encombrée.

Toi, Seigneur, qui attends la moindre vacance pour t'installer aux cœurs des hommes,
Aide-nous à rentrer en vacance,
Sois le Seigneur de l'éternel été,
Donne-nous la plénitude de la tendresse, la liberté de ceux qui courent annoncer à tous vents que tu es venu habiter chez eux, leur apportant la joie.

Auteur inconnu

Bonnes Vacances - Bons Voyages

2. BÉATITUDES POUR LE TEMPS DE VACANCES

Bienheureux ceux qui savent rire d'eux-mêmes, ils n'ont pas fini de s'amuser.

Bienheureux ceux qui savent distinguer une montagne d'une taupinière, il leur sera épargné bien des tracas.

Bienheureux ceux qui sont capables de se reposer et de dormir sans chercher d'excuses : ils deviendront sages.

Bienheureux ceux qui savent se taire et écouter : ils apprendront des choses nouvelles.

Bienheureux ceux qui sont assez intelligents pour ne pas se prendre au sérieux : ils seront appréciés de leur entourage.

Heureux êtes-vous si vous savez regarder sérieusement les petites choses, et paisiblement les choses sérieuses : vous irez loin dans la vie.

Heureux êtes-vous si vous savez admirer un sourire et oublier une grimace : votre route sera ensoleillée.

Heureux êtes-vous si vous êtes capable de toujours interpréter avec bienveillance les attitudes d'autrui, même si les apparences sont contraires : vous passerez pour des naïfs, mais la charité est à ce prix.

Bienheureux ceux qui pensent avant d'agir et qui prient avant de penser : ils éviteront bien des bêtises.

Heureux êtes-vous si vous savez vous taire et sourire même lorsque l'on vous coupe la parole, lorsque l'on vous contredit ou que l'on vous marche sur les pieds : l'Évangile commence à pénétrer votre cœur.

Bienheureux surtout si vous savez reconnaître le Seigneur en tous ceux que vous rencontrez : vous avez trouvé la vraie lumière, vous avez trouvé la véritable sagesse.

Joseph Folliet

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3. UNE PRIÈRE DE VACANCES

Dormir les pieds dans l'herbe,
le front dans les étoiles.
Courir après les papillons
dans la bruyère.
Partir au gré du vent
et au gré des voiles.
Rire comme un enfant
dans les bras de la terre.

Écouter le silence
et le chant de la mer.
Respirer le parfum
des arbres et des fleurs.
Rencontrer l'étranger
y découvrir un frère.
Briser les lois du temps,
vivre au rythme du cœur.

Boire l'eau fraîche des sources
et le bleu du ciel.
Vouloir prendre du bon temps,
goûter l'imprévu.
Vouloir habiter son corps,
danser au soleil.
Savoir à nouveau que l'homme
n'est pas l'absolu.

Attendre un inconnu
sur le pas de la porte.
Surprendre son ombre
au détour d'un sous-bois.
Entendre l'écho de sa voix
que le vent apporte.
Réapprendre le Bonheur
si proche de moi.

Michel Hubaut

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4. DIEU ET LES ESTIVANTS

Je regarde mes fils en vacances, dit Dieu, parce que c'est moi qui les ai créés à mon image. Et même quand ils se reposent, ils sont à ma ressemblance.
Moi aussi après la Création, j'ai pris loisir de regarder mon oeuvre et je me suis reposé. Je suis pour le repos, dit Dieu. Bien entendu le repos après le travail dont j'ai donné l'exemple. Et mon fils Jésus, au temps où il maniait la varlope à Nazareth, vous croyez qu'il ne se reposait pas avec joie ? C'est pourquoi j'aime que vous soyez en vacances.
Mais quand je vous vois incapables de rester en place, dit Dieu, à tourner et à tournoyer comme des fourmis en déroute, je me dis que vos vacances, au fond, ce n'est pas du repos. Cette agitation c'est même un piège du malin qui vous empêche de penser à vous et aux autres et à Moi qui suis votre Père du ciel.
Je regarde mes fils en vacances, dit Dieu, et je ne trouve pas qu'ils aient tellement l'air d'être en vacances. Mais je ne trouve pas non plus qu'ils aient tellement l'air d'être mes fils. Sur les plages qui sont si belles et si bonnes, je le sais bien, moi, qui les ai faites, ils sont là étendus. Et malgré la clarté de mon soleil, ce n'est pas un joyeux tableau. Ils me font penser à ces pauvres gens dont mon Fils a eu pitié autrefois, comme en Palestine, las et prostrés comme un troupeau abandonné.
Je n'ai rien contre les corps bronzés et les bains de soleil, dit Dieu, le soleil, je l'ai créé moi-même. Et l'homme et aussi la femme, je les ai vus, au printemps du monde, au temps de leur innocence, aller et venir sur ma terre, où ils étaient nés. Et ça ne m'offusquait pas. Mais ce que je n'aime pas dans ces multitudes, c'est qu'elles s'ennuient et qu'elles ont l'esprit vide. On dirait que les âmes sont parties en vacances, abandonnant le corps sur le sable comme des poissons échoués.
Et ça, dit Dieu, ça ne me plaît pas. Boire, manger, dormir, se multiplier, dit Dieu, je n'en demande pas plus aux animaux que j'ai créés. Mais pour l'homme qui est mon fils, j'ai rêvé quelque chose de plus. Même et surtout quand il est en vacances.

Michel Quoist

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5. PRIÈRE POUR LE VOYAGEUR

O toi Dieu très présent
Guide-nous dans la paix
Vers laquelle nous voulons aller.

Permets que nous atteignions
Notre but sans encombre.

Protège-nous de tous les dangers
Pendant que nous voyageons
Sur terre, sur mer ou dans les airs.

Ouvre nos yeux et notre cœur
Afin que nous voyions ton visage
A travers la beauté du monde et
De la rencontre du prochain.

La création que nous découvrons
Avec étonnement,
Jour après jour,
C'est la tienne, Seigneur.

Tu es merveilleux.
Nous te remercions.
Amen.

Aumônerie de l'aéroport de Paris
 

6. POUR UN TEMPS DE VACANCES

Enfin les vacances, Seigneur !
Dieu sait combien je les ai attendues !
Je comptais les jours et les heures,
mon travail se faisait plus pesant à mesure qu'elles approchaient.
Et dans la paix de ce pays, dans la beauté de la nature,
dans l'inactivité de mes mains,
me voici toute bête,
ne sachant que faire de ma toute neuve liberté.

Bénis, Seigneur, ce jour de vacances.
Bénis les jours qui s'ouvrent devant nous
et vont passer comme un éclair.
Jours de joie et de paix, jours de détente et d'amitié.

En savourant cette paix,
en détendant mon corps et mon coeur,
si je te parlais, Seigneur.
Si je te parlais aujourd'hui,
dans la montagne ou l'océan,
dans la plaine ou la rivière,
dans le nuage et l'oiseau,
dans le soleil et l'étoile.

Église des Hauts de Seine, n°333, juillet 2007.

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7. PRIÈRE PÉNITENTIELLE DES CONDUCTEURS

Pardon, Seigneur, pour l'immense Sarajevo que sont les routes de France où nous, les snippers du bitume, nous ne visons personne, mais tuons n'importe qui par nos excès de vitesse.
Pitié, Seigneur, pour tant d'innocents écrasés, parce qu'ils ont eu le malheur de traverser la départementale qui coupe leur village, alors que nous fonçons à cent vingt kilomètres à l'heure.
Pardon pour ce père qui, voulant arriver à l'heure pour un repas de famille, a doublé dans un virage en décimant sa propre famille. Il a tué, de plus, le père, la mère et un enfant dans la voiture arrivant en face. Sept gosses s'y blottissaient… Pitié pour les six orphelins blessés dont deux sont handicapés à vie.
Pardon, Seigneur, de me foutre complètement de la vie des autres conducteurs mais de respecter uniquement l'emplacement des radars et l'endroit où les policiers sont embusqués.
Pardon, Seigneur, pour les centaines de jeunes qu'on trouve rituellement, chaque année, le samedi soir, déchiquetés dans les restes de leur voiture ou brûlés vifs en sortant des boîtes de nuit.
Pardon, Seigneur, pour les voitures nouvelles, spéciales jeunes, que nous leur vendons allègrement, grâce en partie au cadran de vitesse indiquant deux cents kilomètres à l'heure. Aie pitié de nous, adultes, leurs marchands de mort.
Pardon pour les bras d'honneur et autres gestes, face à un fou du volant, alors que nous savons que cela exacerbera son agressivité, en l'appelant à un peu plus de violence.
Pardon, Seigneur, pour nous les anciens qui, nous considérant comme très verts, refusons de nous résoudre à lâcher le volant, prétextant que notre vue ne baisse pas trop et que nous entendons très bien d'une seule oreille.
Pardon, enfin Seigneur, pour être sans pitié pour le criminel alors que nous nous trouvons tant de circonstances atténuantes quand nous tuons sur la route par homicide involontaire, à la suite d'imprudences multiples.
 

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8. LE REPOS

"J'aime le repos, dit Dieu.
Vous vous faites mourir à travailler.
Vous faites du sur temps pour prendre des vacances,
vous vous agitez, vous ruinez vos santés.
Vous vous surmenez à travailler trente-cinq heures par semaine
quand vos pères tenaient mieux le coup à soixante heures.
Vous vous dépensez tant pour un surplus d'argent et de confort.
Vous vous tuez pour des babioles.
Dites-moi donc ce qui vous prend !
Moi, j'aime le repos, dit Dieu.
Je n'aime pas le paresseux.
Je le trouve simplement égoïste car il vit aux dépens des autres.
Moi, j'aime le repos
Quand il vient après un grand effort
Et une tension forte de tout l'être.
J'aime les soirs tranquilles après les journées dures.
J'aime les dimanches épanouis après les six jours fébriles.
J'aime les vacances après les saisons d'ouvrage.
J'aime la retraite quand la carrière est terminée.
J'aime le sommeil de l'enfant épuisé par ses courses folles.
J'aime le repos, dit Dieu.
C'est ça qui refait les hommes.
Le travail, c'est leur devoir, leur défi.
Leur effort pour donner du pain et vaincre les obstacles.
Je bénis le travail.
Mais à vous voir si nerveux, si tendus,
je ne comprends pas toujours
quelle mouche vous a piqués.
Vous oubliez de rire, d'aimer, de chanter.
Vous ne vous entendez plus à force de crier.
Arrêtez donc un peu. Prenez le temps de perdre votre temps.
Prenez le temps de prier. Changer de rythme, changez de cœur.
J'aime le repos, dit Dieu.
Et au seuil du bel été, je vous le dis à l'oreille
quand vous vous détendez dans la paix du monde,
Je suis là près de vous
Et je me repose avec vous".

André Beauchamp, théologien québecois

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9. DE TERRE ET D'ÉTOILES ? L'ESPRIT DU CHEMIN

Retrouvée dans la petite église de Najac en Aveyron, cette prière nous rappelle combien de tout temps les hommes ont conjugué l'esprit et le corps dans ce long voyage à destination de Saint-Jacques...
Les pieds sur terre et la tête dans les étoiles, ils ont su bâtir au cours des siècles l'esprit du chemin.

"Tu es né pour la route.
Marche,
Tu as rendez-vous.
Où, Avec qui ?
Tu ne sais pas encore
Avec toi peut-être.
Marche.
Tes pas seront tes mots
Le chemin, ta chanson
La fatique, ta prière
Et ton silence, enfin
Te parlera.
Marche,
Seul, avec d'autres
Mais sors de chez toi.
Tu te fabriquais des rivaux
Tu trouveras des compagnons.
Tu te voyais des ennemis
Tu te feras des frères.
Marche,
Ta tête ne sait pas
Où tes pieds
Conduisent ton coeur.
Marche,
Tu es né pour la route
Celle de pèlerinage.
Un autre marche vers toi
Et te cherche.
Pour que tu puisses le trouver
Au sanctuaire du fond de ton coeur.
Il est ta paix
Il est ta joie
Va, déjà
Dieu marche avec toi".

Anonyme

 

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10. LE REPOS

Dieu instaure dans l'Ancien Testament la rupture du dimanche, puis de l'année sabbatique. Il invite à se reposer sur des prés d'herbe, à mettre sa confiance dans sa Providence. Laissez-vous aller à la détente, sans perdre de vue sa finalité : renouer une relations gratuite avec Dieu et les autres.
- Exode, chap. 31, v. 12 à 18. "Vous gardez le sabbat, car il est saint pour vous".
- Lévitique, chap. 25, "Mais en la septième année la terre aura son repos sabbatique".
- Psaume 23. "Yahvé est mon berger, rien ne me manque".
- Évangile de Matthieu, chap. 6, v. 25 à 34. "Ne vous inquiétez pas du lendemain : demain s'inquiétera de lui-même".
- Évangile de Marc, chap. 2, v. 23 au chap. 3, v. 6. "Le sabbat a été fait pour l'homme, et non l'homme pour le sabbat".

Extrait de la Vie, 2 juillet 2009


11. PRIÈRE

“ Ô Dieu qui avez fait partir
Abraham de son pays
Et l’avez gardé sain et sauf
A travers ses voyages,
Accordez à Vos enfants
La même protection.

Soutenez-nous dans les dangers
Et allègez nos marches.

Soyez-nous une ombre
Contre le soleil,
Un manteau contre
La pluie et le froid.

Portez-nous
Dans nos fatigues
Et défendez-nous
Contre tout péril.

Soyez le bâton qui évite
Les chutes et le port
Qui accueille les naufragés
Afin que, guidés par Vous,
Nous atteignions avec certitude
Notre but et revenions
Sains et saufs à la maison ».

Prière chantée chaque matin par les pélerins de Saint-Gilles

Extrait de la Vie, 16 juillet 2009

Bonnes Vacances - Bons Voyages

12. LA PRIÈRE DU TOURISTE

Notre Père qui êtes aux cieux, veille sur nous pauvres touristes, humbles et obéissants, condamnés à errer dans ce monde et à prendre des clichés, à écrire des cartes postales, à acheter des souvenirs et à marcher inlassablement, suant sous le soleil ardent. Nous t’implorons ô Père, pour que notre avion ne soit pas détourné, nos valises perdues et pour que notre excédent de bagages passe inaperçu.

Guide-nous dans ta divine bonté dans le choix de nos hôtels. Nous prions pour que les cartes d’appel fonctionnent, pour que les téléphonistes comprennent notre langue et pour que jamais un appel au secours de nos enfants nous oblige à annuler notre périple.

Montre-nous le chemin de ces petits restaurants pas chers où le vin est compris avec le repas. Fais que les gens nous aiment pour ce que nous sommes, malgré nos différences culturelles et notre accent.

Accorde-nous la force de visiter les musées, les sites historiques, les cathédrales. Et si par malheur nous sautons un commentaire du guide pour faire une sieste après le déjeuner, pardonne-nous car la chaire est faible.

Dieu miséricordieux, protège nos épouses des occasions dont elles n’ont ni besoin, ni les moyens d’acheter. Eloigne-les de la tentation car elles ne savent pas ce qu’elles font.

Père tout puissant, empêche nos maris de regarder les femmes québecoises et de les comparer à nous. Epargne-les de se rendre absolument ridicules dans les boîtes de nuit. Mais par-dessus tout, montre-toi implacable avec eux s’ils fautent car ils savent parfaitement ce qu’ils font.

Au retour, accorde-nous la faveur de trouver quelqu’un qui aura la patience de regarder nos vidéos et nos photos et d’écouter nos histoires afin que notre vie de touristes n’ait pas été vaine.

Tout ceci, nous te le demandons, Mon Dieu, au nom de la carte bleue, d’américan express et de Conrad Hilton.

Amen.

Auteur inconnu


13. PRIÈRE POUR LE TEMPS DES VACANCES

Merci, Seigneur de me donner la joie d’être en vacances.
Donne au moins quelques miettes de cette joie
A ceux qui ne peuvent en prendre
Parce qu’ils sont malades, handicapés,
Ou trop pauvres ou trop occupés…

Donne-moi la grâce de porter, partout où je passe,
Le souffle léger de ta paix
Comme la brise du soir qui vient de la mer
Et qui nous repose de la chaleur des jours.
Donne-moi la grâce d’apporter, partout où je passe,
Un brin d’amitié, comme un brin de muguet,
Un sourire au passant inconnu
Un regard à celui qui est tout seul et qui attend…

Donne-moi la grâce de savoir redécouvrir
Ceux qui vivent à mes côtés et que je ne sais plus voir
Parce qu’ils font "partie des meuble" !
Que je sache les regarder avec émerveillement
Parce que toi tu les aimes et qu’ils sont tes enfants.

Donne-moi la grâce d’être serviable et chaleureux
Pour mes voisins de quartier ou de camping,
Et que mon « bonjour » ne soit pas une parole distraite,
Mais le souhait véritable d’une bonne journée
Si possible remplie de toi, mon ami, mon Seigneur,
Qui es toujours auprès de moi-même lorsque je l’oublie
Parce que toi tu ne peux pas cesser un moment
De m’aimer au cœur même de la liberté,
Au cœur de ce temps de vacances qui devrait être rempli de toi.

Extrait de la revue "Le lien" n° 93, juillet-août 2010, paroisses de Buc, Jouy

 

Bonnes Vacances - Bons Voyages

14. PRIÈRE DE L'AUTOMOBILISTE

Seigneur,
Accordez-moi une main ferme et un oeil vigilant,
pour que je ne blesse personne lorsque je passe.

Seigneur,
Vous nous avez donné la vie, je vous prie qu'aucun
acte de ma part ne vienne ôter ou gâter ce don qui
vient de vous.

Seigneur,
Protégez ceux qui m'accompagnent, de tous les
maux, du feu et de toutes calamités.

Seigneur,
Apprenez-moi à me servir de ma voiture pour mes
besoins, sans négliger ceux des autres et à ne pas
mépriser, dans l'amour de la vitesse, la beauté du
monde que vous avez crée, afin qu'ainsi je puisse
avec joie et courtoisie, suivre mon chemin.

Ainsi soit-il.

Anonyme

15. LE MORTIER DE L'AMOUR

Toi, qui au détour d'un voyage
Viens à passer dans nos pays, dans nos régions,
Toi qui admires la beauté de nos maisons,
Toi dont le regard est rempli de la couleur chaude de la pierre.

As-tu pensé à celui qui, du matin au soir,
Sous le soleil brûlant de l'été, ou dans le froid glacial de l'hiver,
A posé ces pierres les unes après les autres, donnant à chacune sa place ?

As-tu pensé à celui qui a taillé les angles, la clef de voûte,
Quand la passion et l'amour se confondaient
Au savoir-faire, à la précision du coup de taillant bien dosé ?

Prendre ces pierres dans la main, les tourner, les retourner
Qu'à la force les doigts y laissent un peu de leur peau,
Deviennent rouges et craquellent...

Ici, il n'y a pas de miracles.
Ces pierres-là, avant qu'elles deviennent
Du bon pain sur la table familiale, il en faut des heures de travail...

Pierre d'ici et pierre d'ailleurs,
De la Bretagne à l'Italie, du Nord et du Midi,
De l'Allemagne au Portugal... à chacune son enracinement.
Pierre jaune, blanche, rouge, noire... à chacune sa couleur.
Pierre tendre, dure, tranchante, facile à tailler... à chacune son caractère.

Comme la pierre dans les mains du maçon
Laisse-toi regarder par les yeux amoureux du Père,
Rends-toi disponible dans les mains laborieuses du Fils,
Laisse-toi façonner par le savoir-faire, l'expérience de l'Esprit.

Prends appui sur la Pierre Angulaire qui s'appelle Jésus-Christ.
Oh oui ! Cette pierre-là, surtout ne la jette pas avec les gravats.
Elle est précieuse cette pierre, solide, bonne à bâtir,
Promise depuis longtemps, très longtemps, venues de très loin,
Extraite du coeur même d'un peuple, façonnée par des vies d'hommes,
De femmes, de croyants, de prophètes....

Cette pierre, elle a pris toutes les couleurs du monde
En jaillissant hors du tombeau au matin de Pâques...

Alors, quel que soit ton lieu d'origine,
Quelle que soit la couleur de ta peau,
Quels que soient tes qualités et tes défauts....
Tu as ta place parmi les hommes et, relié à eux par le mortier de l'amour,
De la solidarité, tu peux construire un monde beau, solide.
Alors je ne te dis pas l'allure qu'il peut avoir ce monde....

Un prêtre ouvrier

16. PRIÈRE DE L'AUTOMOBILISTE (2)

Seigneur,
Toi qui es toujours présent sur la route de chacun,
Toi dont l'amour féconde nos gestes quotidiens,
Tourne vers moi Ton Visage,
Sois mon fidèle compagnon tout au long de mes voyages.
Accorde-moi de bien user de ma liberté
et de garder le sens de mes responsabilités.

Donne-moi, même si parfois cela me coûte,
d'observer scrupuleusement le code de la route,
par respect pour la vie que Tu m'as donnée
et pour celle de mes frères qui est sacrée.

Que je ne fasse jamais de ma voiture
un char d'assaut ou une imbécile armure,
pour me vanter de quelque performance
ou assouvir mon instinct de puissance.
Qu'elle soit un simple outil au service de mon travail
et pour le plaisir de mes loisirs.

Accorde-moi, comme le Bon Samaritain,
de savoir porter secours à celui qui en a besoin
et de faire un détour pour aider mon voisin.

Accorde-moi l'humour et la patience dans les encombrements
et, dans un beau paysage, la grâce de l'émerveillement,
l'humilité pour accepter mes propres limites
et la sobriété quand quelqu'un m'invite.

Rappelle-toi que je ne suis qu'un pauvre voyageur
qui roule vers Ton ultime rendez-vous mais ne doit pas,
de lui-même, en devancer l'heure.

Michel Hubaut



17. AMI DE PASSAGE

Qui que tu sois
Nous sommes heureux de t'accueillir.
Te voilà dans une église
Que nous te demandons de respecter.
Cette église est le témoin
Que les générations précédentes nous ont laissé :
Témoin de l'habileté de leur savoir-faire.

Témoin de la foi en leur Dieu
Ici, ils ont porté leurs joies et leurs peines
Ici, ils ont célébré la présence de Jésus-Christ.

Ami de passage
Cette église est toujours le lieu de recueillement
Le lieu de la prière
Le lieu du rassemblement pour l'Eucharistie.
Nous te faisons confiance :
Ne dérange pas son ordre
Ne dénature pas sa destination.
Avec tes yeux et ton coeur
Regarde la beauté du travail des hommes
Cherche la présence discrète de Dieu.

Ami de passage
Que cette visite reste en toi
Comme un moment de paix.

La communauté des chrétiens

Bonnes Vacances - Bons Voyages
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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 22:17

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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 15:28
Celui qui regarde vers Pâques
Porte sa croix
Comme une femme porte
son enfant car jésus fait de sa croix une naissance.
Il porte sa croix comme un arbre porte du fruit
Car jésus fait du bois mort un printemps.
Il porte sa croix comme chacun porte son nom
Car jésus fait de sa croix le nom de son amour.
Il porte sa croix comme un livre porte un titre,
Car jésus fait de la croix le titre des chrétiens.
Il porte sa croix comme un facteur porte le courrier,
Car Jésus fait de la croix la bonne nouvelle que mort est morte.
Il porte la croix comme on porte la tête haute,
Car, avec sa croix, Jésus ressuscite la dignité de l’homme.
Il porte sa croix comme on porte la contestation,
Car Jésus fait de la croix un signe de contradiction.
 
Jean Debruyne
groupe Exo, dans son album "éclats 5"

Jeudi Saint

 

24 mars

 

Le Jeudi saint est le jour où le Christ a institué l’Eucharistie lors du repas (Cène) de la Pâque, la veille de sa mort sur la croix. Au cours de la messe célébrée avec solennité, on répète le geste du lavement des pieds.

A l’issue de l’Eucharistie, le prêtre dépose le Saint Sacrement (les hosties consacrées) sur un reposoir (autel décoré) afin que les fidèles puissent adorer le corps du Christ.

 

 

Vendredi saint

25 mars
 
 

Vendredi Saint est le jour où l’Église commémore la mort du Christ sur une croix. Afin de s’unir aux souffrances du Christ de nombreux chemins de croix sont proposés à l’intérieur ou à l’extérieur des églises.

 

L’Eucharistie n’est pas célébrée ce jour puisque le Christ est mort. Cependant, les croyants, qui continuent à avoir besoin du Corps de Christ pour s’unir à lui, peuvent communier avec les hosties consacrées le jeudi saint.

 

 

 

Vigile Pascale et Pâques

26 mars au 27 mars
 
 

La vigile pascale est la veillée nocturne durant laquelle est célébrée la résurrection du Christ la nuit du samedi au dimanche. Pendant cette célébration, les adultes demandant le baptême (les catéchumènes) sont baptisés.

La vigile pascale est la veillée nocturne durant laquelle est célébrée la résurrection du Christ la nuit du samedi au dimanche. C’est la « Mère de toutes les liturgies », le cœur et le sommet de l’année liturgique. Elle débute vers 21 ou 22 heures parfois par un grand feu, lumière du Ressuscité partagée entre tous.

Pendant cette célébration, les catholiques renouvellent les promesses de leur baptême et de nombreux baptêmes sont célébrés, et en particulier des baptêmes d’adultes (appelés catéchumènes).

Pâques est la principale fête religieuse chrétienne qui célèbre la résurrection de Jésus. A l’origine ce mot était utilisé pour désigner la fête juive qui commémore la sortie d’Égypte des Hébreux (La Pâque). C’est durant cette fête qui dure 8 jours qu’eût lieu la résurrection du Christ. Par sa mort et sa résurrection, s’accomplit pleinement le dessein de Salut de Dieu. C’est le fondement absolu de la foi chrétienne. Comme le dit Saint Paul : « Si le Christ n’est pas ressuscité notre prédication est vide et vide aussi votre foi » (1 Corinthiens 15, 14) L’adjectif pascal(e) se rapporte à la mort et à la résurrection du Christ : cierge pascal, vigile pascale...

 

Pâques 2016

Livret de carême proposé par la paroisse ND de l'Espérance

 

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 10:22

« C’est la miséricorde que je veux, et non les sacrifices » (Mt 9,13).
Les œuvres de miséricorde dans le parcours jubilaire

Message du pape François pour le Carême en 2016

1. Marie, icône d’une Église qui évangélise parce qu’elle a été évangélisée

Dans la Bulle d’indiction du Jubilé, j’ai invité à faire en sorte que « le Carême de cette Année Jubilaire [soit] vécu plus intensément comme un temps fort pour célébrer et expérimenter la miséricorde de Dieu » (Misericordiae vultus, n. 17). Par le rappel de l’écoute de la Parole de Dieu et l’initiative « 24 heures pour le Seigneur », j’ai voulu souligner la primauté de l’écoute priante de la Parole, plus particulièrement de la Parole prophétique. La miséricorde de Dieu est certes une annonce faite au monde : cependant chaque chrétien est appelé à en faire l’expérience personnellement. C’est pourquoi, en ce temps de Carême, j’enverrai les Missionnaires de la Miséricorde afin qu’ils soient pour tous un signe concret de la proximité et du pardon de Dieu.

Parce qu’elle a accueilli la Bonne Nouvelle annoncée par l’archange Gabriel, Marie chante prophétiquement dans son Magnificat la miséricorde par laquelle Dieu l’a choisie. La Vierge de Nazareth, promise comme épouse à Joseph, devient ainsi l’icône parfaite de l’Église qui évangélise car elle a été et demeure constamment évangélisée par l’œuvre de l’Esprit Saint qui a fécondé son sein virginal. Dans la tradition prophétique – et déjà au niveau étymologique – la miséricorde est étroitement liée aux entrailles maternelles (rahamim) et à une bonté généreuse, fidèle et compatissante (hesed) qui s’exerce dans les relations conjugales et parentales.

Message du pape François pour le Carême en 2016

2. L’alliance de Dieu avec les hommes : une histoire de miséricorde

Le mystère de la miséricorde divine se dévoile au cours de l’histoire de l’alliance entre Dieu et son peuple Israël. Dieu, en effet, se montre toujours riche en miséricorde, prêt à reverser sur lui en toutes circonstances une tendresse et une compassion viscérales, particulièrement dans les moments les plus dramatiques, lorsque l’infidélité brise le lien du pacte et que l’alliance requiert d’être ratifiée de façon plus stable dans la justice et dans la vérité. Nous nous trouvons ici face à un véritable drame d’amour où Dieu joue le rôle du père et du mari trompé, et Israël celui du fils ou de la fille, et de l’épouse infidèles. Ce sont les images familières, comme nous le voyons avec Osée (cf. Os 1-2), qui expriment jusqu’à quel point Dieu veut se lier à son peuple.

Ce drame d’amour atteint son point culminant dans le Fils qui s’est fait homme. Dieu répand en lui sa miséricorde sans limites, au point d’en faire la « Miséricorde incarnée » (Misericordiae Vultus, n. 8). En tant qu’homme, Jésus de Nazareth est fils d’Israël dans le plein sens du terme. Il l’est au point d’incarner cette écoute parfaite de Dieu demandée à tout Juif par le Shemà qui constitue, aujourd’hui encore, le cœur de l’alliance de Dieu avec Israël : « Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est le seul Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes forces » (Dt 6, 4-5). Le Fils de Dieu est l’Époux qui met tout en œuvre pour conquérir l’amour de son Épouse. Il lui est lié par son amour inconditionnel qui se manifeste dans les noces éternelles avec elle.

Ceci constitue le cœur vibrant du kérygme apostolique où la miséricorde divine tient une place centrale et fondamentale. Il est « la beauté de l’amour salvifique de Dieu manifesté en Jésus-Christ, mort et ressuscité » (Exhort. apost. Evangelii gaudium, n. 36), cette première annonce « que l’on doit toujours écouter de nouveau de différentes façons, et que l’on doit toujours annoncer de nouveau durant la catéchèse » (Ibid., n. 164).La miséricorde alors « illustre le comportement de Dieu envers le pécheur, lui offrant une nouvelle possibilité de se repentir, de se convertir et de croire » (Misericordiae Vultus, n. 21), restaurant vraiment ainsi la relation avec Lui. En Jésus Crucifié, Dieu veut rejoindre l’homme pécheur jusque dans son éloignement le plus extrême, précisément là où il s’est égaré et éloigné de Lui. Et ceci, il le fait dans l’espoir de réussir finalement à toucher le cœur endurci de son Épouse.

Message du pape François pour le Carême en 2016

3. Les œuvres de miséricorde

La miséricorde de Dieu transforme le cœur de l’homme et lui fait expérimenter un amour fidèle qui le rend capable d’être, à son tour, miséricordieux. C’est à chaque fois un miracle que la miséricorde divine puisse se répandre dans la vie de chacun de nous, en nous incitant à l’amour du prochain et en suscitant ce que la tradition de l’Église nomme les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles. Elles nous rappellent que notre foi se traduit par des actes concrets et quotidiens, destinés à aider notre prochain corporellement et spirituellement, et sur lesquels nous serons jugés : le nourrir, le visiter, le réconforter, l’éduquer. C’est pourquoi j’ai souhaité que « le peuple chrétien réfléchisse durant le Jubilé sur les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles. Ce sera une façon de réveiller notre conscience souvent endormie face au drame de la pauvreté, et de pénétrer toujours davantage le cœur de l’Évangile, où les pauvres sont les destinataires privilégiés de la miséricorde divine » (Ibid., n. 15). Dans la personne du pauvre, en effet, la chair du Christ « devient de nouveau visible en tant que corps torturé, blessé, flagellé, affamé, égaré… pour être reconnu par nous, touché et assisté avec soin » (Ibid.). Inouï et scandaleux mystère qui prolonge dans l’Histoire la souffrance de l’Agneau innocent, buisson ardent brûlant d’un amour gratuit, et devant lequel nous ne pouvons, à la suite de Moïse, qu’ôter nos sandales (cf. Ex 3,5) ; et ceci plus encore quand ce pauvre est notre frère ou notre sœur en Christ qui souffre à cause de sa foi.

Face à cet amour, fort comme la mort (cf. Ct 8,6), le pauvre le plus misérable est celui qui n’accepte pas de se reconnaître comme tel. Il croit être riche mais, en réalité, il est le plus pauvre des pauvres. Et s’il est tel, c’est parce qu’il est esclave du péché qui le pousse à user de la richesse et du pouvoir non pas pour servir Dieu et les autres, mais pour étouffer en lui l’intime conviction de n’être, lui aussi, rien d’autre qu’un pauvre mendiant. D’autant plus grands sont le pouvoir et les richesses dont il dispose, d’autant plus grand est le risque que cet aveuglement devienne mensonger. Il en vient à ne même plus vouloir voir le pauvre Lazare qui mendie à la porte de sa maison (cf. Lc 16, 20-21), figure du Christ qui, dans les pauvres, mendie notre conversion. Lazare est cette opportunité de nous convertir que Dieu nous offre et que peut-être nous ne voyons pas. Cet aveuglement est accompagné d’un délire orgueilleux de toute-puissance, dans lequel résonne, de manière sinistre, ce démoniaque « vous serez comme des dieux » (Gn 3,5), qui est à la racine de tout péché. Un tel délire peut également devenir un phénomène social et politique, comme l’ont montré les totalitarismes du XXe siècle, et comme le montrent actuellement les idéologies de la pensée unique et celles de la technoscience qui prétendent réduire Dieu à l’insignifiance et les hommes à des masses qu’on peut manipuler. Ceci, de nos jours, peut être également illustré par les structures de péché liées à un modèle erroné de développement fondé sur l’idolâtrie de l’argent qui rend indifférentes au destin des pauvres les personnes et les sociétés les plus riches, qui leur ferment les portes, refusant même de les voir.

 

Message du pape François pour le Carême en 2016

Pour tous, le Carême de cette Année jubilaire est donc un temps favorable qui permet finalement de sortir de notre aliénation existentielle grâce à l’écoute de la Parole et aux œuvres de miséricorde. Si à travers les œuvres corporelles nous touchons la chair du Christ dans nos frères et nos sœurs qui ont besoin d’être nourris, vêtus, hébergés, visités, les œuvres spirituelles, quant à elles, – conseiller, enseigner, pardonner, avertir, prier – touchent plus directement notre condition de pécheurs. C’est pourquoi les œuvres corporelles et les œuvres spirituelles ne doivent jamais être séparées. En effet, c’est justement en touchant la chair de Jésus Crucifié dans le plus nécessiteux que le pécheur peut recevoir en don la conscience de ne se savoir lui-même rien d’autre qu’un pauvre mendiant. Grâce à cette voie, « les hommes au cœur superbe », « les puissants » et « les riches », dont parle le Magnificat ont la possibilité de reconnaître qu’ils sont, eux aussi, aimés de façon imméritée par le Christ Crucifié, mort et ressuscité également pour eux. Cet amour constitue la seule réponse à cette soif de bonheur et d’amour infinis que l’homme croit à tort pouvoir combler au moyen des idoles du savoir, du pouvoir et de l’avoir. Mais il existe toujours le danger qu’à cause d’une fermeture toujours plus hermétique à l’égard du Christ, qui dans la personne du pauvre continue à frapper à la porte de leur cœur, les hommes au cœur superbe, les riches et les puissants finissent par se condamner eux-mêmes à sombrer dans cet abîme éternel de solitude qu’est l’enfer. C’est alors que résonnent à nouveau, pour eux comme pour nous tous, les paroles ardentes d’Abraham : « Ils ont Moïse et les Prophètes, qu’ils les écoutent ! » (Lc 16,29). Cette écoute agissante nous préparera le mieux à fêter la victoire définitive sur le péché et sur la mort de l’Epoux qui est désormais ressuscité, et qui désire purifier sa future Épouse dans l’attente de son retour.

Ne laissons pas passer en vain ce temps de Carême favorable à la conversion ! Nous le demandons par l’intercession maternelle de la Vierge Marie, qui, la première, face à la grandeur de la miséricorde divine dont elle a bénéficié gratuitement, a reconnu sa propre petitesse (cf. Lc 1,48) en se reconnaissant comme l’humble Servante du Seigneur (cf. Lc 1,38).

Du Vatican,

François

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Publié par Jean-Phi - dans Carême-Pâques
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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 10:52
 
 
 
 

« Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous » (Jn 1, 14).

C’est dans ce monde de terreur, de violence et de mort que Jésus, le Fils de Dieu a planté sa tente. Le Seigneur passe dans notre vie ébranlée par des événements tragiques. Il vient là où soudain la mort jaillit.

Que peuvent dire les chrétiens sur ce qui s’est passé le 7 janvier et le 13 novembre derniers ? Que peut faire l’Église ? Nos mots sont parfois si pauvres, nos actions de paix et de fraternité si petites et tant de fois anéanties.

Notre premier devoir est de compatir envers ceux qui ont été touchés par les attentats.

Nous pouvons ensuite prier : « Dieu de paix, apporte ta paix à notre monde violent : la paix dans le cœur de tous les hommes, la paix entre les nations de la terre. Fortifie-nous dans l’espérance et donne-nous la sagesse pour œuvrer inlassablement pour un monde de justice et de paix. »

Il nous faut dire ensuite que nous croyons en un Dieu qui nous accompagne dans la détresse et non en un Dieu qui punit et anéantit les pécheurs : « Je ne ne prends pas plaisir à la mort de qui que ce soit, oracle du Seigneur. Convertissez-vous et vivez ! » (Ez 18, 32).

Le risque est toujours de tomber dans la conception de ceux qui sèment haine, terreur et division en mettant Dieu au service de leurs idées et de leurs décisions. Cette instrumentalisation de Dieu est inadmissible. Ce n’est pas en ce Dieu que les chrétiens croient. Et si le mal répond au mal, quand le mal finira-t-il ?

« Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous » (Jn 1, 14).

Le Christ est venu planter sa croix et sa victoire au cœur de nos vies. L’hymne du Vexilla Regis écrite par le poète chrétien Venance Fortunat, évêque de Poitiers, et chantée pour la première fois le 19 novembre 569 peut nous servir de prière en ces temps difficiles. Pendant les guerres de Vendée, c’était l’hymne que chantaient les vendéens avant la bataille, en particulier la strophe « Ô crux ave, spes unica :

Je te salue, ô Croix, seul espoir des vivants
En ces jours douloureux de larmes s’abreuvant,
Augmente aux cœurs des bons l’immortelle justice,
Et pardonne aux pécheurs leur mortelle malice. »

La parole que l’Église peut dire n’est même pas une parole (devant l’horreur, le mieux est de se taire), mais un signe : la croix. Dieu dépose sa vie sur la croix, instrument de supplice transfiguré par la vie du Christ.

La croix est la table de l’eucharistie où Dieu dépose la coupe du salut.

La croix et la crèche où Jésus naît se rejoignent. « De la crèche au crucifiement, Dieu nous livre un profond mystère. De la crèche au crucifiement Dieu nous aime inlassablement » (Chant de Noël Il est né le divin enfant).

Je souhaite que Noël soit cette année, pour les croyants et les non-croyants un moment d’espérance, de bonheur passé en famille, de lumière apaisante alors que nous sommes touchés par des événements dramatiques. « Le Verbe était la vraie lumière qui, en venant dans le monde, illumine tout homme » (Jn 1, 9).

Que le Dieu de la paix vienne habiter nos cœurs ! 


Agen, le 8 décembre 2015

Mgr Hubert HERBRETEAU
Évêque d’Agen

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Publié par paroisses du 47
17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 19:29

Quand on attend quelqu’un que l’on aime bien, que l’on n’a pas vu depuis longtemps, on est heureux, on est impatient, on sait que lui aussi se réjouit de venir... On veut alors que la maison soit belle, on fait le ménage pour qu’elle soit resplendissante, on prépare un bon repas, on décore la table, …

Ce temps de l’Avent, c’est un peu comme si on nettoyait les vitres de son coeur, on vidait la poubelle des grimaces et des caprices, on aspirait les poussières des disputes. C’est comme si on mettait un bouquet de mercis, on préparait un gâteau de sourires,… Comme si l’on dépoussiérait en nous ce grain d’amour déposé par Dieu pour qu’il puisse être illuminé par la paix, la joie et l’amour de Jésus à Noël !

Aussi, durant ce temps de l’Avent, nous pouvons apporter plus de joie, plus de sourire autour de nous, et nous pouvons aussi en recevoir plein !

Nous pouvons oublier les grimaces, les disputes et les caprices. Partager déjà cet amour que Dieu a mis en nous, pour qu’il soit encore plus grand à Noël.

Le temps de l’Avent
Le temps de l’Avent
Le temps de l’Avent
Le temps de l’Avent
Le temps de l’Avent

L'agenda pour nos enfants :

 

des activités à découvrir
 

Clique sur les Dates !

Le temps de l’Avent

Le calendrier de l’ Avent
des bergers et des bergères

7 pages à découvrir !


Ce calendrier a été conçu par l’équipe d’éveil à la foi de Ste Blandine du Fleuve, à partir des dessins réalisés pour le journal Cap P’tit Vent !

Dans ce document vous trouverez :


- Un visuel présentant le calendrier de l’Avent.
      •Ce calendrier de l’Avent est à colorier par l’enfant.
      •Le principe est de faire glisser chaque jour un petit personnage
(berger ou bergère) vers la crèche. La crèche est cachée derrière un volet. Le dernier jour, l’enfant ouvre le volet et découvre le tableau de la crèche tout en couleur.


- Des conseils de montage (page 3).


- Un livret pour accompagner l’enfant sur ce chemin de l’Avent tout simple, grâce à une prière, un chant,… Pour cela, imprimer le feuillet page 4 et le plier en 4.


- Sur les deux dernières pages : le modèle de calendrier de l’Avent à imprimer et découper.

 

Télécharge-le vite ci-dessous !

 

Télécharge le Calendrier de l'Avent

Le temps de l’Avent

Une étoile au rythme de l’Avent :

Cap P’tit vent ( à télécharger ci-dessous )

 

Pour rythmer le temps de l’Avent, pour attendre cette belle fête de Noël,
il y a une tradition, celle du calendrier de l’Avent.

Voici une idée qui s’en inspire : décorer, au fil de ce temps,
une étoile qui resplendira le jour de Noël !

Chaque jour, chaque semaine, ou à un rythme différent,
on choisit un « cœur » sur lequel est marqué ou dessiné une parole,
une attitude pour la journée...

On colle ce cœur sur la grande étoile, au centre de laquelle
on viendra coller, le jour de Noël, le cœur
représentant la naissance de Jésus .

 

Télécharge l'étoile de l'Avent ci-dessous :

Télécharge vite l'étoile de l'Avent !

Merci à Isabelle... elle se reconnaitra !
Jean-Philippe.

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Publié par Jean-Phi